A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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mercredi 18 février 2015

Lecture papier ou lecture tablette ?


Depuis l’âge de quatre ans je lis… je lis comme une maniaque tout ce qui me tombe sous l’œil , non seulement des livres , mais encore n’importe quel papier imprimé : les prospectus , les étiquettes, les jeux des Caram’bars et ceux de la Vache qui Rit… Les livres ont fini par envahir l’espace et jusque sous les lits. Des beaux, des moches, des vieux, des neufs, des passionnants, d’emmerdants, de navrants parfois.
Une chienne a dévoré les dos de toute une rangée pas vraiment indispensable ; elle pensait me soulager un peu… peine perdue, je les garde, je les réparerai un jour… Néanmoins, les livres continuent à affluer comme réfugiés en temps de guerre ;  la place se fait rare, le classement difficile et il m’arrive de devoir racheter un titre que je sais posséder mais que je ne retrouve plus et dont j’ai un besoin urgent. Car de cette passion de lecture, j’ai fait une activité que l’on m’invite à partager.
La tablette alors aurait dû être un remède à ce débordement. Ma foi non ! Pas à la maison ! Je dois avouer pourtant que, si il y a quelques années la tablette avait existé, elle m’aurait évité de trimballer deux valises de bouquins jusqu’à Malte où je devais aller expliquer les beautés de notre littérature à des étudiants d’âges variés et donc, il m’en fallait pour tous les niveaux.  Et c’était lourd à porter et à payer en excédent de bagages !
Alors, oui… si j’avais eu une tablette ma vie aurait été plus simple. Au lieu de trimbaler une bibliothèque encombrante et forcément limitée, j’aurais eu tous les écrivains français (et les autres)
 dans ma poche !
Pour conclure : ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et ne mettons pas le papier au feu ; d’ailleurs  le livre brûle mal :à Farenheit 451 selon Bradbury et Truffaut. Lire à la maison, au jardin (la tablette a des reflets dérangeants à cet endroit), au coin du feu, au lit, qu’il s’agisse de romans, ou de volumes plus sérieux, c’est pour le papier.
Il ne faut pas pour autant, rejeter la tablette qui est un véritable, un incommensurable  progrès en voyage de l’avion au métro. 

Pour ma part, je refuse de choisir : la tablette tient peu de place et les livres sont si beaux !

vendredi 2 novembre 2012

Cercle Littéraire

Notre réunion "littéraire" mensuelle,  nous n'arrivons pas à la baptiser  tant nous souhaitons qu'elle reste informelle. Nous sommes toutes ou presque revenues d'associations où l'on doit élire président(e), vis président(e), secrétaire etc.. ce qui parfois change un peu la manière de faire de l'élu(e). Nous nous voulons démocrates et s'il m'arrive de mener la danse, c'est à la demande générale et mon rôle consiste surtout à rappeler la date et l'heure, retenir une table dans le troquet où nous tenons nos assises, à prévenir que c'est fait et à arriver la première pour accueillir d'éventuels nouveaux venus. Pas besoin de se titrer "présidente" pour autant. Donc ça va bien comme ça et notre cercle s'agrandit et rajeunit puisque certaines viennent maintenant avec leur fille. Et c'est à Coline,17 ans, que je dois une des plus agréables lectures de ces derniers mois:
"Le Cercle Littéraire des Amateurs d' Epluchures de Patates"
Sous forme de roman épistolaire, écrit dans cet inimitable style anglais plein d'humour et de dérision gentille, c'est une chronique de l'île de Guernesey, dans l'immédiat après-guerre. Des choses terribles sont racontées avec une infinie douceur, un peu de suspens à propos d'une jeune femme dont on ne sait ce qu'elle est devenue ni si on la reverra, un amour naissant entre un îlien et l'épistolière, tous les ingrédients d'un bon roman sont réunis. Et même si, comme moi, vous ne les goûtez guère, ces romans, laissez-vous tenter par celui-là qui est bien plus et bien autre chose.
Merci Coline.
P.

jeudi 5 avril 2012

Le roman populaire


Il arrive qu'au détour d'un roman, on rencontre un personnage historique qui devient alors familier comme le héros d'une histoire. Alors, on a envie de connaître le cadre dans lequel il a vécu, les gens qu'il a fréquentés.
On quitte alors la fiction et on entre dans l'histoire qui, du coup, se lit comme un roman.
C'est ainsi qu'adolescente, j'ai lu les sept ou huit pavés qui composent les aventures d'Angélique, la Marquise des Anges. ce n'est pas précisément un ouvrage d'érudition. Mais le siècle où évolua l'héroïne m'est devenu familier et j'ai lu avec facilité tout ce qui s'y rapportait.
non pas que Louis XIV et son temps me passionnent plus qu'un autre roi ou une autre époque,
mais la vulgarisation par le roman a été la clef qui m'a ouvert les portes de cette période.
Même phénomène m'est arrivé pour l'Opéra, que je trouvais plutôt rasoir jusqu'au Don Giovanni de Losey et Mozart Réunis. Le film et l'interprétation on été beaucoup critiqués et maintenant je comprend pourquoi. Il n'empêche que sans cette interprétation discutable et la diabolique séduction de Ruggiero Raimondi, jamais peut-être mes oreilles ne se seraient ouvertes.
Alors, vive le Roman Populaire et vive le Cinéma!

P.

samedi 8 janvier 2011

LIRE ET RELIRE



ALAIN-FOURNIER


A s'occuper d'une bibliothèque, on finirait presque par ne plus "choisir" ses lectures.
Le foisonnement de ce qui tombe dans la main - nouveautés, demandes de lecteurs, dons(devrait-on parfois dire, débarras?) de livres- donne le tournis. Alors on s'attarde, au hasard, sur un titre qui est là, qui s'impose, qui refuse d'aller rejoindre la pile des non-lus.
C'est ainsi qu'un "ALAIN-FOURNIER", fort bien écrit - forcément, par Jacques LACARRIERE!-, m'a suivi partout, s'est quasiment ouvert devant moi, aussi ai-je fini par le lire. Il raconte les maisons et les villages où vécût Henri Fournier qui signa le "Grand Meaulnes" :  Alain-Fournier.
Il est paru en 1991 dans la collection "Maisons d'écrivains" , chez Christian Pirot.
Du coup, j'avais dans l'idée pour vous donner envie de le relire, de vous citer quelques passages du "Grand Meaulnes".
C'est là que mes ennuis ont commencé; on pourrait les intituler: "Des réactions en chaîne imprévisibles de la culture."
Longtemps, dans mon ignorance, j'avais logé Alain-Fournier quelque part entre Flaubert et Maurice Genevoix. Cette compagnie n'avait rien de vexant pour lui et les trois avaient sans doute des choses à se dire. Je songe bien souvent à l'ennui que doivent ressentir les écrivains sur les rayons des bibliothèques attendant parfois de longues années qu'on se décide à les consulter. C'est pourquoi j'aime à penser qu'ils conversent entre eux pendant ce temps.
Hors un jour, à ma courte honte, j'ai appris que sa place se trouvait plutôt du côté de Marcel Aymé dont la compagnie ne pouvait lui déplaire.
Mais ( et ici les ennuis commencent), les fictions sont rangées chez moi, comme il convient, par ordre alphabétique d'auteur. La bibliothèque est établie dans un ancien grenier qui laisse voir toute la charpente et les rayons du haut culminent aux environs de trois mètres.
Méthodique, j'ai mis les A en premier, tout en haut; j'aurais pu faire l'inverse et le mettre en bas, mais dans ce cas, c'est Zola qui aurait été difficile à atteindre. (Isoler Zola?)
Bref, j'ai commencé en haut et par les A, pour l'amour desquels je me suis équipée d'un très joli escabeau qu'il serait plus juste de qualifier de "vieux" que d'"ancien". En fonction de quoi il a laissé tomber de son pied un petit élément qui le rend boiteux quand on l'utilise. J'ai donc voulu, pour atteindre Alain-Fournier en toute sécurité, replacer la planchette dissidente. Mais hélas! le clou ne tient plus et je ne trouve pas la colle à bois.

Rien ne serait arrivé si j'étais restée ignorante; chez moi la lettre F se trouve à portée de main.
Grâce au ciel, "Le Grand Meaulne" est loin d'être une lecture hors de saison . Vous le trouverez sans peine chez votre libraire habituel ou à la bibliothèque de votre commune... ou , pourquoi pas, chez vous


lundi 22 février 2010

Complément d'info...

La Fête du Maïs

Un couple de ... nous dirions aujourd'hui des bobos, rêve de quitter la ville. Au cours d'une promenade, ils arrivent dans un village et voient là leur maison idéale. Elle est un peu délabrée, mais vraiment, elle semble leur faire signe.
Le village aussi est étonnant, on y vit comme autrefois, pas de voitures, pas de tracteurs, les gens sont accueillants et font tout pour faciliter leur installation. Ils sont heureux dans ce havre de paix où l'on fête encore les saisons. Lui est peintre; sa femme et sa fille s'intègrent parfaitement. Ils ont des voisins aimables quoiqu'un peu étranges: une veuve qui connaît les "bonnes herbes" et est aussi guérisseuse, un colporteur bavard, une petite fille qui prédit l'avenir.
C'est le paradis... mais peu à peu des faits inquiétants se révèlent. On apprend l'étrange suicide, quelques années plus tôt d'une jeune fille... un jeune garçon fait des efforts désespérés et toujours contrecarrés pour fuir la communauté... le colporteur est victime d'une horrible agression... l'angoisse monte, comme un brouillard sur la plaine....

C'est de Thomas TRYON, toujours édité

dimanche 21 février 2010

Ronde , complément d'info

Faut pas être feignant sur ce blog...et ne pas hésiter à parler de culte quand il en est besoin..

Je commence par le premier bouquin parce qu'il doit être coton à trouver. Il est venu à moi dans une de ces caisses de livres dépotoir dont j'ai déjà parlé, tout vieux, tout moche, corné fripé mais pas décollé ni déchiré.
Pourquoi l'ai-je ouvert, toiletté et ...lu. Quelqu'un me l'a envoyé c'est certain.
Donc l'auteur de la Bête du Vaccarès raconte comment un gardian lui a confié un manuscrit daté de 1416 et écrit par un autre gardian de ce temps-là.
Alors qu'il gardait sa manade, il a rencontré à la tombée du jour, caché dans les roseaux un être étrange: un homme velu, aux pieds de chèvre et porteur de cornes. Il sont aussi effrayés l'un que l'autre.
Plus tard, le gardian retourne sur les lieux et se souvenant que la créature était mal en point, lui laisse une besace avec de la nourriture. Il retrouve la besace vide mais ne revoit plus la "Bête" à laquelle il pense désormais sans arrêt.
Du temps passe, il l'aperçoit parfois, fugitive, effarouchée... vient une période de mauvais temps; il ne peut plus s'aventurer loin de son troupeau....
Il voit encore des traces du chèvrepied mais seulement des traces et puis un jour dans un marécage, une chose étrange émerge à demi de la fange....

C'était édité chez Grasset en 1926; l'auteur est Joseph d'Arbaud.


PS - On le trouve chez Amazon (littérature française)

vendredi 12 février 2010

Entrez dans la ronde...question (7)


Parler de ses lectures?


Eh, oui! bien entendu une grande part du plaisir de lire est le partage.
Pour ma part, j'anime deux.... comment dire en restant simple?... cercles "littéraires"???
Ne voyez-là aucune prétention intellectuelle, simplement des gens qui se réunissent autour d'un plaisir commun, la lecture et peu importe ce qu'on a lu, et même si on a lu. C'est informel, ce n'est pas associatif, et dans les deux cas, personne ne souhaite de structure avec secrétaire, trésorier, présidence. Et si je suis à la source de ces deux groupes, j'en suis l'animatrice, l'organisatrice et cela me suffit bien.
Un des groupes se réunit toutes les six semaines environ, à Chartres, dans un resto qui peut nous laisser un coin tranquille, tranquille surtout pour les autres clients, car il peut arriver que nous ayons l'enthousiasme ou le débat sonore.
L'autre est composé de gens plus âgés et fonctionne en rotation. Chaque membre reçoit les autres, autour d'un goûter, une fois par mois. L'été , c'est aussi une occasion de faire admirer nos jardins.
La prochaine réunion est le mercredi 17: si l'un(e) ou l'autre d'entre vous passez par ici, vous êtes les bienvenus....
P.