A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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vendredi 13 mai 2016

Souvenir de Malte, printemps 2008


A la Grotte Bleue, l’eau est vraiment bleue même en l’absence de soleil.

mercredi 17 avril 2013

Souvenirs de voyages




Les Maltais sont des méditerranéens avec une conception du temps, de l’heure, de la durée et des urgences sensiblement différente de la mienne en tout cas.
Dans les rues escarpées de La Vallette, on rêve aux Cavaliers les dévalant au trot de leurs montures, la cape au vent et la croix en sautoir. Guerriers, navigateurs, corsaires sinon pirates et toujours prêtes à se faire relever de leurs vœux chaque fois que leur cœur battait pour une belle, libérée par leurs soins d’un marché aux esclaves barbaresque.

dimanche 3 juin 2012

Souvenir de voyage




17 04 O8
Que dire de Malte ?
Assez comparable au Mont Saint Michel : merveille architecturale, tellement envahie de touristes que l’effet en est gâché. Si on vient hors saison, il fait froid, de ce froid implacable des pays de soleil où l’on ne sait pas chauffer les maisons.
Tout autour de la merveille, une mer de tous les bleus possibles lèche timidement les pierres blondes des remparts.
Les Maltais ? Ils ont toujours été colonisés ; par les Phéniciens, les Romains, l’Europe entière sous l’espèce des Chevaliers, par les Anglais et désormais par les touristes.
Trop longtemps sous influence étrangère, ils ont acquis leur liberté, mais comme les prisonniers libérés, cette autonomie nouvelle les désoriente un peu. Ils sont européens et se veulent tant modernes qu’ils ont peu l’idée de chercher leurs racines.
L’Eglise catholique, omniprésente est leur principale mythologie.
A Rabat, ville ancienne qui jouxte Mdina qui fut capitale avant la construction de La Vallette, J’ai assisté à la fête de Saint Joseph : les rues sont parées d’oriflammes, de luminaires, de reposoirs ; partout des étals de bois décoré proposent des nougats, croquantes, beignets et pastizzis de toutes sortes. Il faut mentionner une variété de pastizzi étonnante : une pâte feuilletée fourrée de purée de pois chiches. Malte est venteuse, il faut pouvoir résister aux bourrasques.
Quand approche l’heure à laquelle on sort le saint de l’église pour la procession, les rues commencent à fourmiller de familles sur leur 31 (jean proscrit) ; parents, enfants et grands parents se pressent au portail de l’église ou vers les reposoirs où stationnera la procession. L’intérieur de l’église est entièrement tapissé de draperies rouge et or. Tous les autels sont fleuris, les cierges, les candélabres sont allumés. Devant l’autel, l’évêque et tout le clergé siègent, revêtus de capes de brocart jaune d’or et blanc. Derrière l’autel, un chœur d’hommes entonne des hymnes religieux.
Au-dehors la rue s’agite ; une fanfare la remonte tandis que l’autre la descend ; les gens suivent en cadence. Les musiciens se postent de part et d’autre du portail ; la musique cesse, la foule frémit. Des enfants de chœur, des notables, des ecclésiastiques apparaissent sur le parvis ; la foule applaudit, chante en frappant dans les mains ; la procession s’amorce.
Une nouvelle vague d’acclamations et d’applaudissements : des franciscains, sandales et robes de bure, s’avancent et vont prendre place. Encore des ecclésiastiques, encore des acclamations, cette fois d’une ferveur redoublée : l’évêque et le clergé en capes de brocart s’avancent et bénissent la foule ; on chante, on crie, on hisse à bout de bras des petits enfants…..

samedi 2 juin 2012

Souvenir de voyage




16 04-O8
Un lot de Français dans le bus, ce matin.
Depuis qu’on ne fête plus Carnaval, le tourisme reste la seule occasion pour certains de s’habiller comme des guignols.
Les jeunes Maltaises en revanche, sont fort soucieuses d’élégance et très influencées par les revues de mode, moyennant quoi, leurs tenues sont peu éloignées de l’uniforme.

La traversée des rues est dangereuse en ville. Les Maltais roulent à une allure diabolique, en faisant le plus de bruit et en émettant le plus de gaz carbonique possible ; ni à droite, ni vraiment à gauche, mais plutôt à l’ombre et en contournant les nids de poule.
En fait, quand ils ne foncent pas comme des brutes, il leur arrive de s’arrêter fort aimablement pour laisser traverser le piéton. L’essentiel est de percevoir leur intention du moment.

dimanche 8 mars 2009

Carnets de voyage - Malte avril 2008 copié



Jour 2-
Malte est un caillou biscornu aux rivages échancrés de nombreuses criques plus ou moins profondes, dont une seule porte le nom de port : Le Grand Port.
Guy mon mari, ancien marin au long cours, qui plus tard a souvent voyagé pour Air France et donc posé son sac (léger) un peu partout dans le monde, m’a enseigné que si on se perd dans une ville portuaire, il faut toujours prendre les rues qui descendent car elles mènent au port d’où l’on peut s’orienter.
C’est vrai partout, sauf à Malte où les rues qui descendent, souvent remontent. En tout cas elles finissent toujours par mener à la mer, voire à un port, mais lequel ?
Suivre les lignes de bus est également hasardeux ; car si le trajet, pendant un temps, suit scrupuleusement le front de mer, il arrive que lassé des nombreux détours que cette route comporte, il prend un raccourci par une rue transversale qui coupe un cap, ou un pont qui traverse un bras de mer.
Ce qu’il faut en tout cas éviter absolument, c’est demander son chemin ; surtout à deux messieurs en conversation. Ils seront enchantés de vous rendre service, mais si l’un vous indique la droite, l’autre vous recommandera la gauche. Comme ils sont volubiles, à la voix bien timbrée, ils attireront l’attention d’un troisième et tous seront d’accord pour vous indiquer une autre direction.
Pendant que vous tenterez de reprendre vos esprits égarés, car la conversation se déroule en Malto-britannique, de nombreux participants quitteront le pas de la porte d’où ils contemplaient le monde paisiblement, pour apporter leur concours à grand renfort de gestes indicatifs ;
Quand vous aurez saisi qu’au coin de la rue que vous cherchez se trouve un reposoir où loge une statue de la Vierge ou d’un saint quelconque, ne vous croyez pas tiré d’embarras : il y a des reposoirs presque à chaque carrefour.
Vous me direz, à Malte comme ailleurs, les rues portent des noms, Certes, mais gravés discrètement dans un pierre blonde et tendre et encore, pas des deux côtés. Parfois, ce sera en revenant sur vos pas que vous pourrez enfin lire le nom après lequel vous courez.
Vous ne courez pas, d’ailleurs, car les rues furent jadis pavées par les Chevaliers. Ils étaient porteurs de bottes et célibataires et comme La Vallette est construite sur un rocher – dans certaines rues la déclivité est telle qu’on les déconseille aux véhicules- les rues sont aussi dures à descendre qu’à remonter. ;
Mais il fait doux, les géraniums sont géants et les orangers en fleurs. Leurs senteurs se mêlent à celle du crottin frais. On entend le joyeux piticlop des légers pur-sang arabes qui tirent les « karozins ».
Dans bien des pays , les chevaux préposés à ce boulot sont misérables, mais ici non ; ils sont soignés avec amour, leur robe est luisante et leur peau bien tendue sur des muscles élastiques. On voit parfois leurs cochers échanger avec eux des propos affectueux ou leur offrir en cas de réclamation proférée d’un sabot impérieux, un morceau du pain de leur imposant sandwich.

samedi 7 mars 2009

Carnets de voyage - Malte, avril 2008 copié



Jour 1-
La bibliothèque de l’Alliance Française est un lieu charmant, organisé d’une manière originale. Originalité qui est une image de marque maltaise.
J’ai pris les livres à bras le corps en éliminant, éliminant, éliminant ; car il s’agit d’évacuer une double étagère qui obstrue complètement une fenêtre…grande fenêtre avec balcon et vue sur le port (un des ports, il n’en manque pas dans l’île.)
Il est vrai que le clair-obscur et la faible température conviennent aux livres, mais il me semble que les lecteurs apprécieront un peu de soleil et de lumière. Des persiennes fermées quand l’été est trop violent laisseront passer plus de clarté qu’une étagère bourrée de livres du sol au plafond.
Donc il faut prendre les bouquins un par un et statuer sur leur sort. Certains cumulent les handicaps : hors de propos (Walter Scott traduit en français), édition obsolète, papier jauni, couverture déchirée, pages cornées… ;
D’autres on tous ces défauts mais se nomment Balzac, Flaubert ou Maupassant.
J’ai trouvé trois Henri Gougaud en excellent état : là où ils étaient rangés, pas de danger qu’on les abîme ! Les voici désormais avec les autres G et à portée d’yeux et de mains. J’aurais bien voulu les mettre à côté de Giono, lui aussi en bon état et pour les mêmes raison, mais entre le I et le O se glissent d’autres auteurs ; Henri et Jean se parleront par-dessus leurs pages.
Je pense souvent au pauvre Dumas qui presque toujours et en dépit de mes bonnes intentions doit voisiner avec Duras. Quelles conversations ces deux-là peuvent-ils avoir la nuit sur leurs étagères.
Plus heureux en revanche, Colette et Cocteau, amis dans la vie, poursuivront leur relation sur papier….

A demain PP