A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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mardi 8 octobre 2013

Rêves et mythes


Il n’est pas nécessaire d’insister sur l’impact des rêves dans l’Histoire et dans les mythes. On connaît le rêve oublié de Nabuchodonosor et le rôle d’interprète que joua le prophète Daniel.
Rappelons aussi, à l’origine de la guerre de Troie, le rêve de la reine Hécube, épouse de Priam, roi de la cité troyenne. Nombreux sont également les songes ou les visions au cours desquelles les dieux apparaissent, porteurs d’un message plus ou moins sibyllin et dont l’interprétation nécessite la sagesse d’un mage.
Ainsi Balthazar, lors d’un festin de victoire vit apparaître une main qui écrivait sur un mur. Ce fut Daniel qui donna l’interprétation qui subjugua le dernier roi de Babylone.
Ce qui est intéressant dans cet épisode mythique, c’est le rôle d’une part de l’image et non d’un rêve, de l’écriture d’autre part. Ce qui confère à l’interprétation une fonction de traduction.
Voici le récit biblique du Livre de Daniel :
«Le roi Balthazar donna un grand festin pour ses seigneurs, qui étaient au nombre de mille, et devant ces mille il but du vin. Ayant goûté le vin, Balthazar ordonna d'apporter les vases d'or et d'argent que son père Nabuchodonosor avait pris au sanctuaire de Jérusalem, pour y faire boire le roi, ses seigneurs, ses concubines et ses chanteuses. On apporta donc les vases d'or et d'argent pris au sanctuaire du Temple de Dieu à Jérusalem, et y burent le roi et ses seigneurs, ses concubines et ses chanteuses. Ils burent du vin et firent louange aux dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre. Soudain apparurent des doigts de main humaine qui se mirent à écrire, derrière le lampadaire, sur le plâtre du mur du palais royal, et le roi vit la paume de la main qui écrivait.»
Le roi, fit venir Daniel qui lui dit :
«L'écriture tracée, c'est : Mené, Teqel et Parsîn. Voici l'interprétation de ces mots : Mené : Dieu a mesuré ton royaume et l'a livré; Teqel : tu as été pesé dans la balance et ton poids se trouve en défaut; Parsîn : ton royaume a été divisé et donné aux Mèdes et aux Perses." Alors Balthazar ordonna de revêtir Daniel de pourpre, de lui mettre au cou une chaîne d'or et de proclamer qu'il gouvernerait en troisième dans le royaume. Cette nuit-là, le roi chaldéen Balthazar fut assassiné.»
Les commentaires que nous pouvons faire des rêves et récits de visions doivent être assujettis à une minutieuse étude du contexte historique dans lesquels ceux-ci prennent forme. Tout comme l’anthropologue ne conclut quoi que ce soit sur la découverte d’un site sans soumettre les résultats des ses trouvailles à de nombreuses expertises, géologiques, historiques, ethniques, etc. l’historien ne peut rien conclure d’un récit de rêve s’il n’a pas une solide connaissance du contexte culturel, économique, historique, géographique voire linguistique dans lequel le récit s’enracine.
Et c’est à partir de ces premiers éléments d’investigation que l’on peut avancer une interprétation psychologique sensée et cette dernière n’aura rien d’un discours métaphysique.
Pour leurs études sur les rêves Emma Jung et Marie Louise Von Franz se sont transformées en véritables linguistes et historiennes. (1)

1. Consulter la série d’ouvrages de l’une et l’autre sur l’interprétation des contes de fées et sur les légendes germano-celtiques.

Illel Kieser El Baz,
Psychothérapeute, Psychologue clinicien


Toulouse, France

jeudi 19 septembre 2013

La dynamique du rêve


Nous avons vu que le rêve est une sorte d’opérateur médian entre différentes instances inconscientes et la conscience. On retrouve cette fonction dans le contenu même du rêve qui met en relation différents acteurs comme sur une scène fantastique. Le mouvement des objets du rêve est important, car c’est ce qui signale quelle dynamique est en cours et quelle transformation s’opère.
C’est pourquoi les rêves sans mouvement, ceux où les acteurs sont immobiles signalent une certaine immobilité de la psyché et il peut s’agir d’une sorte d’alerte.
L’être humain sait retrouver cet aspect étrange et chargé d’inquiétude : dans certains films, l’angoisse est souvent suscitée par un plan de scène où n’existe aucun mouvement. (7)
Par réflexe, nous n’aimons pas les cauchemars ni les rêves violents et cet instinct nous protège probablement d’une dérive vers les abysses de l’inconscient. Cependant il ne faut pas évaluer la violence des rêves à l’aune de notre propre sensibilité. En effet les rêves dans lesquels les acteurs se croisent avec violence, charge d’animaux, lutte entre protagonistes, agression par des tiers, etc. ne font que signaler la charge énergétique/émotionnelle incluse dans un mouvement en cours.
Dans la mesure où le contenu du rêve est soit compensatoire soit complémentaire aux mouvements de la conscience (8) cette violence est destinée à attirer l’attention sur une trop grande différence de potentiel entre la conscience et les autres instances.
*
L’importance du contexte
Nous percevons donc combien le contexte dans lequel émerge un rêve est de toute première importance. Dans la mesure où le rêve personnel puise ses images représentatives dans le quotidien du rêveur et qu’en outre il met l’accent sur des éléments de ce quotidien que la conscience a négligés, l’examen minutieux de toutes le péripéties du quotidien est incontournable. Bien souvent, d’ailleurs, on « tombe » sur un événement totalement anodin qui charrie cependant avec lui une suite de métaphores qui, par association, peuvent conduire le rêveur dans un très long dédale intérieur de sa vie présente ou passée.
En cela le rêve peut être considéré comme maître en soi, du dialogue conscient/inconscient.

7. Ce ne sont pas les seuls éléments semblables au rêve que l’on retrouve dans les rêves. Lire à ce sujet l’excellent travail d’analyse de Catherine Barbé sur Le silence des agneaux in http://www.hommes-et-faits.com/cinema/kb_anio.htm
8.Voir à ce sujet les études de C. G. Jung et de ses continuateurs les plus proches.
Illel Kieser El Baz,
Psychothérapeute, Psychologue clinicien
Toulouse, France
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lundi 1 février 2010

Faisons un rêve (4)

Mécanisme du rêve
Le mécanisme physiologique du rêve a bien été mis en évidence par les chercheurs depuis Michel Jouvet dès 1958 (4). Et selon sa propre expression nulle progression ne s’est opérée depuis une trentaine d’années.
Cependant les rouages qui déterminent telle ou telle catégorie de contenu échappent à notre compréhension et nous ne pouvons que dresser des hypothèses que le travail de la psychothérapie contribue à forger.
Selon un préjugé tenace, mais qui ne tient pas à l’observation, les rêves ne seraient que tissés des informations de l’état de veille. Ce qui paraît assujettir leurs contenus à ceux de la conscience. Cela supposerait, par incidence, que la conscience serait capable de se remémorer les événements importants qui seront repris dans le rêve et qu’elle contrôle en quelque sorte les mécanismes du rêve.
En fait, dans la dialectique Conscient/Inconscient, c’est le Conscient qui demeure tributaire de l’Inconscient (5). Cela C. G. Jung l’a parfaitement montré et cette hypothèse est la plus pertinente si nous voulons articuler le langage du rêve à celui de la conscience. Un rêve se constitue en fait comme une tablette de hiéroglyphes. C’est l’analogie la plus proche qui soit. Les « signes » qui constituent le contenu du rêve sont certes issus de la vie de veille, mais ils opèrent grâce à la puissance de l’affect qui leur est attaché.
L’affect dans le rêve
Au rêve personnel porteur de sens est toujours attaché un affect qui indique la charge d’énergie potentielle attachée au message. Cet affect peut être constitué d’émotions, mais il existe d’autres manières de représenter la charge affective, les couleurs, les sons, les parfums, etc. En fait, les cinq sens peuvent être mobilisés soit de manière singulière soit en synergie. Cependant les rêves qui mobilisent tous les sens sont rarissimes. Les rêves qui contiennent des sons sont eux-mêmes rares, même chez des musiciens.
Les rêves en couleurs ne sont pas fréquents et quand ils existent de façon constante chez un individu, cela met l’accent sur un aspect particulier de sa personnalité.
Les affects sont constitués, la plupart du temps, par des émotions communes, facilement repérables par le rêveur.
Or, c’est l’affect qui établit la véritable connexion porteuse de signification entre la réalité de la conscience et la réalité du rêve.
Tout se passe comme s’il existait une ou plusieurs réalités parallèles à celles de la conscience et que celles-ci communiquent par l’intermédiaire de points de jonction signalés par les affects.
La conscience n’accordant pas la même importance que l’inconscient aux événements, celui-ci se saisit d’événements particuliers de la vie courante pour attirer l’attention du rêveur vers d’autres horizons, une autre dynamique de vie. Cela induit l’hypothèse selon laquelle quelque chose en nous perçoit et enregistre plus que ce que la conscience mémorise. Cela, nous pouvons nous en servir dans un travail en profondeur sur les images intérieures. (6)
4. Le sommeil et le rêve, Michel Jouvet, Éditions Odile Jacob, 1992.
5. C’est ce qui est d’ailleurs signalé par les rêves du jeune enfant entre 3 et 6 ans qui signalent qu’un être dévoreur menace de l’avaler, de le dévorer, de l’engloutir. On peut traduire par : La toute jeune conscience en voie de constitution, encore fragile, est menacée d’engloutissement par les forces gigantesques de l’Inconscient figurée ainsi par cet être surpuissant.
6. Si la recherche sur les phases du sommeil et la vie onirique a peu progressé depuis 20 ans, en ce qui concerne les images intérieures, c’est le grand désert.
Illel Kieser El Baz,
Psychothérapeute, Psychologue clinicien
Toulouse, France
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dimanche 31 janvier 2010

Faisons un rêve (3)

Le rêve comme transformateur
Il ressort néanmoins un trait commun de ces récits que les mythes rapportent : les rêves ou les visions sont de puissants transformateurs de culture, voire de civilisations. Dans les temps historiques nous ne pouvons oublier le rôle que jouèrent les visions et les rêves dans la vie du Prophète Mohammad. Et ce fut la naissance de l’Islam.
C’est dire la formidable puissance emmagasinée par le rêve et dont le développement façonne une tranche d’histoire.
Fort justement Michel Jouvet affirme : « Gardien et programmateur périodique de la part héréditaire de notre personnalité, il est possible que chez l'homme, le rêve joue également un rôle prométhéen moins conservateur. En effet, grâce aux extraordinaires possibilités de liaisons qui s'effectuent dans le cerveau au moment où les circuits de base de notre personnalité sont programmés, pourrait alors s'installer un jeu combinatoire varié à l'infini — utilisant les événements acquis — et donnant naissance aux inventions des rêves, ou préparant de nouvelles structures de pensée qui permettront d'appréhender de nouveaux problèmes. » (2)
On ne peut mieux faire apparaître le rôle psychopompe du rêve et c’est un physiologiste qui l’affirme.
Le rêve met trois acteurs en relation : le rêveur bien entendu, un interprète et un groupe ethnique.
Rêveurs et interprètes revêtent des caractéristiques spécifiques — rois, ascètes, prophètes, etc. — qui les rendent remarquables aux yeux du groupe.
On retrouvera ces éléments dans de nombreuses ethnies, tant en Afrique qu’en Inde, en Asie ou chez les Amérindiens. Ces rêves ne peuvent être confondus avec les rêves personnels que chacun de nous peut collecter au matin. Ce sont ce que C. G. Jung a appelé des « grands rêves ».
Cette fonction « prophétique » du rêve n’a pas disparu dans l’enfer des technologies et du rationalisme technique...
2. Histoire naturelle du rêve, fonctions du rêve, conférence de Michel Jouvet, in http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/jouvet/histoire_naturelle/p11.html.
Les rêves
Par Illel Kieser El Baz,
Psychothérapeute, Psychologue clinicien
Toulouse, France

lundi 25 janvier 2010

Faisons un rêve (1)

Les rêves
Les rêves et les images intérieures occupent une place primordiale dans l’Histoire et dans le monde depuis probablement la naissance de cette tranche-ci d’humanité.
Cependant leur existence pose toujours problème, la science a, certes, démontré que l’homme rêvait — on le sait depuis près de 100 000 ans — mais n’a rien apporté de neuf quant au contenu du rêve.
Freud a voulu donner une approche scientifique du rêve en fondant des interprétations sur une grille contenue dans la théorie psychanalytique.
Jung, de son côté, tenta une autre approche, par une contribution qu’il voulut moins réductrice en diversifiant les polarités de la libido et en attribuant aux rêves un rôle jusque-là ignoré. Le rêve aurait pour fonction d’établir une communication entre la conscience et l’inconscient et pour but, le rétablissement d’un équilibre dynamique de l’un à l’autre. Ce dernier ayant pour finalité de rendre plus fluide l’immersion du conscient dans la réalité. C’est supposer que conscient et inconscient aient l’un et l’autre un projet.
En France, la polémique, née au lendemain de la rupture de ces deux géants de la psychanalyse, sévit toujours entre les deux écoles issues de ces pères fondateurs.
Du côté de la neurologie et de la physiologie, rien de neuf n’a été apporté de particulier depuis les années 70, avec la découverte des phases du sommeil. On exploite au maximum les découvertes de M. Jouvet à des fins médicales, mais la recherche fondamentale stagne par manque de moyens mais, probablement aussi, par manque d’intérêt pour les rêves. On sait que l’on rêve, scientifiquement parlant, mais nul ne sait ce dont le chat, le singe ou l’homme rêvent, ni pourquoi tel rêve survient plutôt que tel autre. Or c’est ce qui fascine le plus et c’est aussi ce qui a laissé des traces dans l’Histoire. Cela les neurologues et autres physiologistes semblent ignorer.
Force nous est de revenir à l’empirisme de la pratique quotidienne, nous basant sur une écoute attentive du langage du rêve qui faciliterait une meilleure dialectique conscient/inconscient. C’est l’essentiel de la pratique psychothérapeutique ou psychanalytique.
Cela suppose d’emblée l’existence de deux zones, au moins, de la psyché humaine : l’inconscient, le conscient et qu’il existe des communications permanentes entre ces couches de la psyché humaine.
Outre les rêves, les échanges entre la conscience et d’autres zones de la psyché, surviennent — apparaissent à la conscience — des images ou visions dont la trame est plus ou moins élaborée, à des moments particuliers que la physiologie a également très peu étudiées. Suivant les écoles, les modes et la culture, on les nomme fantasmes, fantaisies, images, visions, hallucinations...
Parler de fantasme, en français, c’est laisser supposer qu’il s’agit d’une production tout à fait trompeuse, mensongère, fruit de l’imagination, en somme quelque chose qui n’a ni consistance ni intérêt sinon comme production névrotique. C’est dire que ces productions de l’imaginaire ne suscitent que suspicion et méfiance.
Pourtant la « réalité » de ces images jalonne l’Histoire et, parfois, la forge. Si l’on parle de vision, Dieu n’est pas loin.
On admet pourtant que ces productions sont aussi en relation avec le processus créatif.
Hors du processus névrotique, ces images intérieures seraient donc tout à fait exceptionnelles, survenant à des moments exceptionnels chez des êtres d’exception ou dont la fonction culturelle est spécifiques — artistes, inventeurs...
On comprend que le rêve, cantonné à la vie nocturne, puisse faire l’objet d’une attention pour les spécialistes du cerveau. Au moins entre le jour et la nuit, la veille et le sommeil, la frontière est très nette.
On étudie les abysses de l’océan, on explore les recoins les plus inattendus de la planète, on peut accorder quelque attention à la vie nocturne ou une à activité psychique durant le sommeil, même si les termes activité et sommeil paraissent antinomiques.
De là à passer un seuil et supposer l’existence d’une activité parallèle à celle de la conscience, il y a un abîme. Pour Michel Jouvet, d’un point de vue purement physiologique ce ne sont pas les mêmes zones qui sont concernées par l’activité diurne et l’activité nocturne. On peut donc supposer sans trop de risques qu’il en est de même en ce qui concernent les fantaisies de la psyché.
Fantasme que tout cela ! Illumination de mystique ! C’est l’opinion qui domine.
Forçant un peu l’attention du lecteur, on finira par lui faire accroire l’existence de quelques visions passagères et fugaces qui traversent la conscience. Et l’on admettra aussi bien que cela concerne les sens de la vue. Nous l’avons compris, fantasme, vision, image, pour peu que l’on en admette l’existence, se présentent sous forme visuelle.
Rien n’est moins sûr ! L’expérience nous amènerait à penser que les cinq sens sont concernés. Dans ce cas, pouvons-nous parler d’images ? Bien sûr, car il s’agirait de représentations, de fantaisies et ces particularités du processus psychique peuvent tout aussi bien affecter la vue que le toucher, l’olfaction ou l’ouïe, le goût pourquoi pas.
De nombreux témoignages vont dans ce sens et il suffit parfois de faire une enquête sommaire autour de soi pour constater que la vie psychique peut, en effet, revêtir bien des aspects.

Illel Kieser El Baz - Psychothérapeute, Psychologue clinicien - Toulouse