A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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dimanche 4 février 2018


Feu qui couve

Telle une pauvre femme, ouvrière en tissage,
Entasse au soir, sur son foyer, des bouts de bois
Morts, rameaux secs, qui serviront, aux matins froids,
Lorsqu'elle se relèvera toute transie
Pour se mettre à l'ouvrage, à raviver le feu
Du brandon presque éteint, ainsi l'Amour, dur dieu
Destructeur, favorable à toute frénésie,
Met dans ce triste coeur un flamboiement sauvage,
Et tantôt rouge, et tantôt pâle....

Appolonius de Rhodes -III° siècle av.JC (Traduction Marguerite Yourcenar)

mardi 2 mai 2017

Feu qui couve

Telle une pauvre femme, ouvrière en tissage,
Entasse au soir, sur son foyer, des bouts de bois
Morts, rameaux secs, qui serviront, aux matins froids,
Lorsqu'elle se relèvera toute transie
Pour se mettre à l'ouvrage, à raviver le feu
Du brandon presque éteint, ainsi l'Amour, dur dieu
Destructeur, favorable à toute frénésie,
Met dans ce triste coeur un flamboiement sauvage,
Et tantôt rouge, et tantôt pâle....

Apollonius de Rhodes, (III° siècle av.JC); Argonautiques, III, 291-298.
Traduction Marguerite Yourcenar.

vendredi 5 septembre 2014

Chanson de guerrier crétois (VII° siècle avant nous autres)


... Avec ma lance et mon épée,
Je peux bien boire et bien manger,
Bien moissonner, bien vendanger.

Avec ma lance je gouverne;
Le fermier tremble et se prosterne
Comme en vermisseau devant moi.

Je l'épargne ou bien je l'achève;
Avec ma lance et mon bon glaive,
Je suis son maître et son Grand Roi.

Traduction Marguerite Yourcenar

lundi 17 mars 2014

Lire et relire posé sur 2021

Marguerite YOURCENAR-

Première femme reçue à l'Académie française le 6 mars 1980, elle pensait que ses "Mémoires d'Hadrien" parues en 1951 ne seraient lues que par trois personnes. A sa grande stupeur, le livre dépassa le million d'exemplaires vendus. Et à juste titre!
Dans son discours de réception, le 22 janvier 1981 elle évoque la "troupe invisible de femmes qui auraient dû, peut-être, recevoir beaucoup plus tôt cet honneur". 

vendredi 18 novembre 2011

Mots d'auteurs

L'homme est une entreprise qui a contre elle le temps, la nécessité, la fortune et l'imbécile et toujours croissante primauté du nombre, dit plus posément le philosophe. Les hommes tueront l'homme.

Marguerite YOURCENAR ( 1903-1987), L'Oeuvre au noir.


samedi 23 janvier 2010

LIRE et RELIRE

Marguerite YOURCENAR - Anna, soror... (NRF 1981) Une des trois nouvelles parues dans "La mort conduit l'attelage", un recueil édité en 1935. Marguerite Yourcenar l'avait écrite dix ans plus tôt; elle avait 22 ans. Elle raconte, dans l'Italie du XVI° siècle, près de Naples, la passion qui consume Miguel et Anna, le frère et la soeur. C'est dans une langue simple, puissante, parfaite, le chant d'un amour interdit. PP

lundi 30 novembre 2009



Quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l'homme, la longue série des maux véritables, la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l'amour non partagé, l'amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d'une vie moins vaste que nos projets et plus terne que nos songes: tous les malheurs causés par la divine nature des choses.

Marguerite YOURCENAR
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