A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

mardi 19 novembre 2013

L’énigme de la chaussette (peut-être) enfin résolue-


Il y a peu, je disais mon ras-le-bol du comportement des chaussettes. Après une longue traque, ce matin enfin j’en ai « eu » une paire !
Voici l’affaire :
J’avais une excellente paire de chaussettes presque neuves, sans usure au talon et d’une parfaite adhérence au mollet, de laine fine assez pour tenir chaud sans encombrer le soulier et de couleur bleu marine. La chaussette bleu marine est relativement rare car deux préjugés empêchent sa prolifération :1/ le bleu marine est une couleur d’été et 2/ la chaussette de laine se porte en hiver ; raisons pour laquelle l’industriel avisé n’en fabrique pas puisque d’ailleurs le commerçant sensé n’en achèterait pas assuré qu’il est qu’aucun consommateur n’en a besoin. Mais il est des aventuriers dans les trois groupes humains, qui bravent les préjugés et la malignité de la chaussette, puisque les chaussettes noires et bleu marine n’ont qu’une seule préoccupation : se mélanger de façon telle qu’on ne sait plus qui est qui et qu’on finit par les séparer en tentant de les apparier ; la chaussette est maligne !
Trêve de philosophie, poursuivons notre enquête.
Puisqu’il faut laver les chaussettes, il faut les faire sécher et nous voyons sur le fil sécher la paire de chaussettes, fixée avec une seule pince à linge pour prévenir toute tentative d’évasion. Une fois sèches les chaussettes qui finissent toujours par sécher quand bien même n’aurions-nous aucune prétention au titre d’archiduchesse n’ont qu’une idée en … pied, une fois délivrées de la pince à linge : se séparer pendant le trajet entre le fil et le tiroir.
Ainsi tandis que l’une arrive à destination, on retrouve l’autre traînant dans le jardin et quand cette dernière aborde le tiroir, sa sœur a disparu ! Sœur qui se montre inopinément dans une autre pièce le jour suivant et qu’on tente de rapprocher de l’autre qui s’est évanouie. Où donc ? Comment savoir ? Il reste alors à appliquer les enseignements de sagaces policiers bien connus : de l’ordre et de la méthode : ranger la chaussette unique que l’on tient à la place où normalement repose une paire ; se souvenir de cette place ; chanter en vers et en prose l’indignité des chaussettes et attendre.
On finit par comprendre la stratégie pernicieuse de la chaussette : nous avons rangé une chaussette unique  et laissé couler les heures et les jours. Au bout d’un certain temps, puisque nos deux pieds nous restent, on cherche à cette dépareillée une autre utilité : chiffon à poussière, à cirage (la chaussette de laine apporte au soulier un lustre incomparable). On peut aussi la bourrer de chiffons (ou d’autres chaussettes),  lui faire des cheveux de laine et des yeux de boutons, lui ajouter des oreilles et la voilà doudou ; glisser dedans la main pour la faire marionnette. Vous avez maintenant compris que la chaussette se rend solitaire dans l’espoir d’un destin meilleur que l’obscurité de la chaussure. Ce qui n’arrange rien puisqu’en utilisant au mieux la chaussette unique, le problème va devenir récurrent et d’autres chaussettes solitaires hanteront vos tiroirs. Pour quelle raison me demanderez-vous ?
Et voici la clé de l’énigme : vous avez un matin besoin d’un collant. La vie rustique n’en impose guère l’usage aussi n’ouvrez-vous que rarement leur tiroir. Mais ce matin ou vous leur rendez visite, vous apercevez, lovée entre bas et collants, une chaussette : bleu marine et de laine fine ! Pas de chance pour elle, je venais de vois sa sœur deux tiroirs plus haut. Je les ai comparées et les deux faisaient bien la paire.
Ce qui m’amène à vous exposer la stratégie de la chaussette quand on n’intervient pas à temps : une chaussette isolée se cache en une place où elle n’a rien à faire et que vous inspectez rarement tandis que l’autre vous nargue avec insistance jusqu’à ce que vous statuiez sur son sort. La chaussette restante, peut rester tapie dans son repaire  attendant l’oubli de la première affaire, le moment où vous allez la considérer elle aussi, comme chaussette unique à qui procurer une situation stable.

3 commentaires:

LOU a dit…

J'ai un principe : rechercher d'abord la chose perdue là où je suis sûre, mais sûre et certaine de ne pas l'avoir mise là... et en principe c'est bon, je l'y retrouve. Enfin en principe, sinon je demande à St Antoine ! :)

Michel Turquin a dit…

Quand je demeurais à Paris, je prenais souvent le métro à la station Gambetta, et, souvent je voyageais avec un dénommé Claude Moine.

Marité a dit…

Ce genre de mésaventure m'inquiète toujours car elle me laisse penser qu'Alzheimer me guette :-)
GROS BECS